Sho Sakurai nu

Titre raccoleur j’en conviens, manoeuvre honteuse pour soigner mon référencement aussi, mais au moins je ne triche pas, puisque les amatrices (-teurs) de crevettes  à la plancha auront droit à une vue plongeante sur le torse et la raie du zigoto dans la suite du billet.  Encore qu’en lieu et place de plancha, je serais plutôt tenté de parler de palette graphique…

Sho Sakurai

L’annonce a fait dans le milieu des fans des Johnny’s à peu près autant d’effet que les premières photos de Taylor Laytner torse nu dans la communauté pro-Twilight, et ce n’est pas peu dire . Des gigadécibels de hurlements par majuscules interposées sur les forums. Des camions bennes remplis de smileys et de petits coeurs au risque d’entraîner une pénurie générale sur le web. Des kilomètres de guirlandes de petites culottes inondées par des pluies diluviennes. Des citernes de bave virtuelle à vous relancer l’épidémie de grippe A. Non vraiment, je n’exagère pas : les photos nues de Sho Sakurai (Arashi) dans ANAN ont rendu les filles plus hystériques que jamais. Et la presse japonaise avait bien flairé le coup, en multipliant les news sur le sujet il y a quelques jours. Après tout, il s’agit tout de même de l’homme de l’année 2009 !

Les clichés sont tombés fin janvier, et vous en trouverez la collection complète sur Facebook. Des photos qui se veulent sexy, dans la veine de celles de Jin Akanishi, Tomohisa Yamashita, Junichi Okada ou encore Jun Matsumoto éditées dans la même revue par le passé. La fille en moins toutefois, et c’est un détail intéressant. Il faut dire que Sho est un peu timide, c’est l’intello-rigolo du groupe, et il lui a déjà fallu du temps pour accepter cette proposition de photoshoot. Au final s’il l’a fait, c’est pour surprendre ses fans. Surprendre, mais surtout pas choquer. Or la présence d’une belle occidentale au titre de pur accessoire à connotation sexuelle sur les photos de ses collègues avait provoqué des réactions mitigées auprès du public. Ici vous ne verrez donc que Sho, seulement et uniquement Sho, magnifié par la lumière naturelle du matin… et quelques dizaines d’heure de retouches photoshop.

Sho Sakurai

Non parce que faut pas se foutre de la gueule du monde non plus hein… OK, il paraît que sous la pression Sakurai a passé des heures en salle de gym pour pouvoir s’offrir au mieux de sa forme à son public, et probablement quelques heures en cabines UV aussi. OK également, les retouches photo sont monnaie courante, au point qu’aujourd’hui c’en est même devenu honteux et bas de gamme que d’oser sortir des clichés à l’état brut. Mais là pour le coup, le professionnel des retouches graphiques que je suis peut témoigner de l’usage abusif et plus que trompeur qui a été fait de photoshop sur cette série. A commencer par le teint de l’artiste, qui à ce stade a dû se faire des injections de carotène directement dans l’épiderme pour en arriver à une couleur aussi orange qui lui donne des airs de crustacé décongelé. Et puis surtout le dessin des abdos et des ombres qui vont avec revêt un aspect ultra-lisse qui ne laisse aucun doute sur le fait que tout a été redessiné à la main. Mention spéciale pour la photo couché sur le côté en boxer, qui a dû demander plus de boulot que les photoshoots promo de tous les albums de Madonna réunis. Ne parlons pas non plus de la taille de crevette de Sakurai sur la photo debout de face, ni de sa descente d’obliques bien droite et bien marquée, pas une seconde compatibles avec les petites poignées d’amour et les intestins constipés depuis 8 jours qu’on devine quand même sur les photos vautré sur le lit. Quant à son pubis de bébé, soit c’est Photoshop, soit une épilation définitive au laser.

Reste quand même quelques éléments authentiques : une absence totale de pectoraux, des petites fesses plates dans la plus pure tradition japonaise, et une mono-expression de petit passif sous GHB qui va sûrement faire faire des rêves humides à mon ami Van et des cohortes de cosplayeuses.

Je vois déjà les fans qualifier mon billet d’élucubration minable d’un geek boutonneux et jaloux. Je répondrai simplement ce magazine est un produit, vendu par une société qui a fait appel aux services d’un autre produit, lequel a accepté à destination d’un certain public auquel ce blog s’adresse également. J’estime donc être en droit de commenter, et autant j’ai déjà pu dire que les photos de Yamapi et Jin étaient plutôt réussies (d’autant que la triche était assez minimale), autant celles-ci sont artificielles et ratées. Allons les filles, regardez un peu autour de vous (bon, évitez quand même de faire ça à Japan Expo hein, c’est sûr que le contexte est pas le meilleur). Vous verrez, vous avez bien mieux que ça à votre disposition !

Photos : ANAN Magazine

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